Traquer les dépenses inutiles

Editorial pour le numéro 3 du journal « Tous Montreuil » du 11 au 25 décembre 2008

26 milliards d’euros… Tel est le montant du plan de relance annoncé par le président de la République il y a quelques jours. Tout a été dit sur l’intérêt du remboursement des dettes de l’Etat aux collectivités et aux entreprises, sur l’intérêt d’investir dans la recherche (quoique l’impact en soit différé), mais aussi sur la faiblesse des mesures qui pourraient aider à alléger le fardeau de ceux qui ont du mal à s’en sortir : pas seulement les exclus et les précaires, mais aussi les ouvriers, les employés, les personnes âgées et de plus en plus les classes moyennes…

Déjà, nous le savons : ce plan ne suffira hélas pas à juguler la crise. Des pans entiers de l’économie souffrent, et d’abord les entreprises du bâtiment, les grosses un peu, les petites beaucoup. Le chômage est dangereusement reparti à la hausse. Et avec lui le temps partiel non choisi. Les familles peinent à régler les factures du quotidien, le loyer, la nourriture, la carte de bus, la facture d’eau, la cantine…

C’est dans ce contexte difficile que nous avons préparé le budget 2009, avec un choix  audacieux, mais adapté, je crois, à la gravité de la situation  : traquer les dépenses inutiles, pour dégager les moyens d’un meilleur soutien aux écoles et aux familles, avec notamment l’accueil de 900 enfants de plus dans les cantines de la ville et le renforcement des moyens du CCAS, et pour maintenir un bon niveau d’investissements, pour sauver des emplois et préparer l’avenir. Le tout sans augmenter les impôts, déjà douloureusement élevés à Montreuil en raison des choix de l’équipe précédente *. Ni alourdir la dette.

* Sans en rajouter, il faut rappeler que la ville s’est massivement réendettée en 2007 et 2008, soient 2 219 euros/habitant. Quant aux impôts locaux, ils ont subi 3 hausses successives des taux dans la période précédente, soit + 20,6% pour les taxes ménages et + 31,4% pour la taxe professionnelle.

Remonter