De la rumeur…

Editorial pour le numéro 2 du journal « Tous Montreuil » du 27 novembre au 10 décembre 2008

La rumeur court dans Montreuil, sur les sujets les plus divers… « Elle » aurait l’intention de supprimer les Taco’s. On dépenserait des millions pour les Roms… Les Centres municipaux de santé seraient menacés. Le nouveau théâtre serait fermé. « Elle » aurait décidé de remplacer les repas chauds à la cantine par des distributeurs de sandwichs. Et puis, « elle » n’habiterait même pas à Montreuil…

Ces rumeurs sont fausses, évidemment. Ceux qui les lancent le savent pertinemment, ceux qui les écoutent d’une oreille distraite, chez le boulanger, dans le bus ou à la sortie de l’école, s’en étonnent et parfois s’en indignent.

La marge de manœuvre est étroite. Il y a deux façons de prendre des décisions. Réfléchir en petit comité, à huis clos, entre experts, et communiquer une fois la décision prise. Ou bien ouvrir la discussion, tester différentes hypothèses, solliciter avis et arguments, avant de prendre une décision éclairée. C’est ce que nous voulons faire, qu’il s’agisse – par exemple – de répondre aux besoins des personnes à mobilité réduite, très âgées ou handicapées, à des coûts acceptables pour les finances de la ville, ou encore – autre exemple – de réfléchir à la façon dont nos centres de santé peuvent mieux répondre aux besoins des habitants du Haut Montreuil, qui manquent dramatiquement de médecins de quartier.

Vivre ensemble, c’est parfois difficile. Quand les rumeurs et les ragots remplacent les arguments, c’est plus difficile encore. Je sais pouvoir compter sur les habitants de Montreuil, et sur leur soif de vérité, pour rétablir les faits.

Remonter