De Copenhague à Montreuil… agir concrètement
Editorial pour le numéro 24 du journal « Tous Montreuil » du 4 au 17 décembre 2009
Le sommet de Copenhague ne commencera que dans quelques jours, et déjà l’overdose menace. Dossiers spéciaux, interviews exclusives, reportages édifiants… Tous les journaux, toutes les radios, toutes les chaînes de télé consacrent à l’événement une couverture exceptionnelle, à la mesure de l’enjeu. Douze ans après le sommet de Kyoto, il s’agit en effet de trouver un accord sur les mesures qui permettraient de limiter le bouleversement du climat de la terre et, surtout, sur la répartition des efforts à accomplir pour y arriver.
Longtemps, les négociations ont piétiné, faute d’engagement des chefs d’état et de gouvernement. Mais depuis quelques jours, elles s’emballent, au rythme d’annonces plus séduisantes les unes que les autres. Etats unis, Chine, Inde, Union européenne font de la surenchère. Moins 17 % ! Moins 20 % ! Moins 30 ! Moins 40…
Pendant ce temps, les citoyens s’interrogent. Protéger le climat de la terre ? Ils sont d’accord. Limiter le gaspillage d’énergie ? Bien sûr. Mais comment agir concrètement, quand on est locataire d’un appartement mal isolé, ou quand on vit dans un quartier mal desservi par le bus ou le métro ?
Moderniser l’éclairage public, pour consommer moins d’énergie et améliorer la sécurité ; isoler efficacement les logements anciens, les gymnases, les écoles, les maisons de retraite, et remplacer les vieilles chaudières ; renforcer l’offre de transports publics, pour convaincre les usagers de laisser plus souvent leur voiture au garage ; réduire le volume de nos déchets ; prendre en compte les émissions de carbone dans les achats et les commandes publiques… Ce sont là quelques uns des chantiers prioritaires pour la municipalité. Avec l’ambition de réduire la facture énergétique, pour les habitants et pour la ville ; d’améliorer le confort, la qualité de vie et la santé ; et de créer des emplois utiles et valorisants.