C’est la rentrée…

Editorial pour le numéro 40 du journal « Tous Montreuil » du 14 au 27 septembre 2010

Nos enfants et adolescents ont découvert ou redécouvert leur école. Ils sont toujours plus nombreux – plus de dix mille pour les seules écoles maternelles et élémentaires ! – à Montreuil, où nous avons, cette année encore, obtenu douze ouvertures de classes… En vérité, nos 46 écoles n’y suffisent plus. Parents et enseignants attendent avec impatience l’engagement des travaux de construction d’un nouveau groupe scolaire à la Croix de Chavaux, et l’ouverture d’une nouvelle école dans les locaux remis à neuf de l’ancien collège Eluard. Nous y travaillons d’arrache-pied.

Si la rentrée s’est bien passée, c’est grâce à la mobilisation de tous les acteurs du monde de l’éducation bien sûr, mais aussi grâce au travail considérable réalisé au cours de l’été par les équipes de la ville. Il y a ce qui se voit : l’aménagement de nouvelles classes, la construction de nouveaux blocs sanitaires, l’équipement de nouveaux restaurants scolaires, la remise en peinture de salles ou de préaux. Et, tout aussi important, ce qui se voit moins ou ne se voit pas du tout : la rénovation des installations électriques, la réalisation d’issues de secours, l’isolation de bâtiments inconfortables ou la révision des chaudières…

La rentrée s’est bien passée, et pourtant nous sommes inquiets. Inquiets parce qu’au jour de la rentrée, l’inspection académique reconnaît qu’elle ne dispose plus, déjà, de la moindre marge de manœuvre pour assurer les inévitables remplacements des enseignants absents pour cause de maladie ou maternité. Tous les remplaçants sont d’ores et déjà affectés sur des postes vacants ! Du jamais vu… Il semble que soit envisagé le recours à des étudiants, qui ne se sont jamais trouvés devant une classe, qu’ils aient été recalés au concours ou qu’ils soient seulement en train de le préparer… Cette perspective, qui s’ajoute au risque de rotation accélérée des enseignants devant les élèves (certains enfants ont vu défiler, l’an dernier, plus d’une douzaine de professeurs au cours de l’année scolaire), est la conséquence directe des suppressions de postes, par milliers, dans l’éducation nationale. Nous la refusons.

Bien sûr, nous sommes toutes et tous mobilisés pour une réforme des retraites plus juste que celle qui est aujourd’hui imposée par le gouvernement. Et nous veillons à ce que nos valeurs communes ne soient pas balayées par l’escalade sécuritaire des dernières semaines. Mais nous gardons aussi un œil sur les réformes en cours dans le domaine de l’éducation et de la santé : il en va de l’avenir de nos enfants et de la qualité de nos vies.

Bonne rentrée à tous !

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