A Montreuil, l’écologie au service du social !
Dominique Voynet représente la France, en ce 4 mai 2010, ? la tribune du Parlement Européen. En présence du Président de la Commission Européenne Manuel Barroso, du Premier ministre espagnol José Luis Zapatero et du Président du Parlement Européen, Jerzy Buzek, la maire de Montreuil participe au lancement de la Convention des maires, sous l’égide de la Commission européenne.
Cette convention, portée par l’association Energie-Cités, réunit plus de 1300 maires et présidents d’exécutifs locaux de toute l’Union européenne. Ensemble, ils s’engagent pour la lutte contre les changements climatiques autour de projets concrets, afin de dépasser l’objectif communautaire de réduction des émissions de C0² de 20% en 2020. Seule représentante française invitée comme orateur pour présenter les innovations écologiques mises en oeuvre ? Montreuil, Dominique Voynet présentera son projet de nouveau quartier urbain aux côtés des maires de Lisbonne, Rome, Yerevan, Manchester ou Dublin. Maire de la première ville de Seine-Saint Denis, elle insistera sur la nécessité de concilier les impératifs environnementaux et sociaux. Malgré les difficultés que peut rencontrer cette ville de banlieue de plus de 100 000 habitants, la maire et son équipe municipale ont choisi de ne renoncer en rien aux ambitions en matière de développement durable, convaincues qu’elles sont un levier important parmi les réponses ? la crise sociale. Sur près de 200 ha -soit un quart du territoire communal- en lieu et place d’une ancienne autoroute qui divisait socialement et territorialement la ville et qui va être remplacée par un tramway, Montreuil va ainsi bâtir 3000 nouveaux logements BBC ou passifs, dont 40 % seront sociaux. De nouveaux équipements scolaires, culturels et sportifs allieront la sobriété et l’excellence énergétique et environnementale. Les 300 000 m² d’activité économique nouvelle permettront ? des TPE et des PME de s’implanter et de recruter localement. Ce projet est bien celui des Montreuillois, il n’a pas vocation ? « importer » de façon artificielle des populations prétendues plus aisées pour vivre dans ce nouveau quartier. Enfin, il englobe l’ensemble des quartiers limitrophes dans une logique de rénovation urbaine, avec la même ambition : écologique, sociale et démocratique.